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Petit traité du bien-être au travail

Ou comment redonner un visage humain au travail social ?

"Il n'y a pas d'individu malade mais des systèmes sociaux qui induisent des pathologies"

 Paul Walzlavic

Un processus managérial et non une finalité

Les organisations sociales et médico-sociales actuelles développent une logique économique libérale exclusive au détriment d'une perte de sens pour l'ensemble des métiers qui la composent.

 

Certaines renforcent ce contexte par des modes managériaux inadaptés, malveillants voire maltraitants dont les professionnels et les publics accueillis en représentent les victimes principales.

A partir de mes expériences, je témoigne comment une organisation peut isoler, abîmer moralement et physiquement et par quels moyens on peut reprendre goût à la vie. 

En effet, il me semble exister des chemins alternatifs prioritaires et nécessaires pour redonner un visage humain aux métiers du social dont l'axe central reste : l'accueil et l'accompagnement.

Le bien-être au travail ne peut pas correspondre à une finalité mais à un réel processus managérial.

 

Travailler ensemble ne se décrète pas. Loin d'un leurre ou d'un idéal, mon point de vue vient s'appuyer sur la neurobiologie et ses recherches scientifiques sur le sujet.

Comme nous y invite le philosophe "J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé"

La solitude professionnelle

 

Je croise des professionnels qui désirent quitter ce secteur. Un certain nombre d'entre eux terminent parfois leur carrière avec une émotion empreinte de dégoût, usés, fatigués, abîmés moralement et physiquement par le travail devenu un véritable fardeau. Une majorité affirme ne plus comprendre le sens de leur travail, exprime un épuisement dû à une énergie mise en place pour ne pas sombrer. Une des raisons exprimées régulièrement : la solitude professionnelle. Ils l'expliquent par le manque de soutien, de cap, de reconnaissance et de cohérence de la part des hiérarchies....

Par ailleurs, les peurs individuelles ou collectives liées essentiellement à la crise économique entraînent et rendent contagieux, des discours fatalistes. Ils amplifient le mal-être des organisations, les fragilisent davantage auquel s'ajoute les injonctions paradoxales qui sont légions dans ces secteurs. Enfin, la gestion de la qualité de l'accompagnement  laisse sa place à la culture du chiffre : faire mieux avec moins de moyens. Le temps de la coordination et de la réflexion s'effacent sous le poids de l'efficacité instantanée. "L'action-réaction" devient le mot d'ordre silencieux depuis quelques années déjà.

Un processus de pensée positif

 

Barbara Fredrickson, professeur en psychologie aux Etats-Unis démontre la corrélation, entre les émotions positives et un sentiment d'augmentation de l'énergie et de la motivation. Elle met ainsi en évidence des liens existants entre un climat positif et un processus de pensée qui devient alors plus créatif et flexible. Elle précise aussi que nous sommes alors en capacité d'intégrer davantage d'information et faire face plus facilement à une situation donnée en définissant des options de sortie. Ces effets se traduisent au niveau du cortex par une augmentation de la dopamine. L'inverse, explique-t-elle, réduit le champ attentionnel. Pour sa part, le psychologue Américain Richard Davidson détermine que 15 jours de méditation pendant 30 minutes par jour, modifient la structuration du cerveau. "Méditons comme nous faisons du sport" Affirme-t-il.

Accueillir et Accompagner :

le coeur de nos métiers

 

Ce processus de travail par le bien-être se donne comme priorité d'accueillir et d'accompagner les publics de manière respectueuse, dans leurs singularités. Toutefois, comment une organisation sociale ou médico-sociale peut-elle le réaliser si elle ne reconnaît pas, ne valorise pas, ne soutient pas ses professionnels ?

Le bonheur au travail : un mythe !

 

Aldous Huxley décrit dans son  livre : "Le meilleur des mondes"  une société parfaite dans laquelle les habitants y vivent heureux. L'ensemble des mesures destinées à introduire le bonheur au travail ne cherchent qu'un objectif infantiliser les individus.  Avec comme conséquences majeures, de les fragiliser davantage et surtout les rendre incapables de développer une pensée critique et d'envisager tout autre scénario possible.

L'unique richesse

 

L'unique richesse d'une organisation est humaine : les acteurs de terrain eux-mêmes. Ils détiennent les clés de la réalité du quotidien par leurs : expériences, compétences et connaissances. le bien-être au travail ne passe pas par des crèches au sein de l'entreprise, des salles de détente mais seulement par la reconnaissance des professionnels dans l'exercice de leur métier.

Une aventure humaine

 

Considérer son travail comme une aventure humaine, une rencontre avec l'autre, c'est déjà se donner la possibilité d'accueillir et de travailler avec ses émotions, de devenir authentique, de trouver un sens avec soi-même, d'accepter les déséquilibres, les remises en question, écouter ses résonances dans le lien à l'autre et accepter que le corps et l'esprit soient intiment liés.

La métaphore du bateau

 

"L'amélioration de la qualité de nos vies passera par l'amélioration des liens qui nous unissent" dixit le philosophe Edgar Morin.

Je me plais à comparer nos organisations à des bateaux sur lesquels embarquent tous les acteurs (professionnels quel que soit le statut et personnes accueillies). Ainsi, il n'existe pas plusieurs embarcations réservées à chacun mais une seule !

Cette traversée représente une aventure humaine avec sa temporalité: la période d'accompagnement. Elle est singulière en fonction de la situation. A chaque voyage tout reste à construire, à créer. Permettre la rencontre, favoriser un climat de confiance pour travailler ensemble. Faire émerger les possibles, l'intelligence collective. Non, rien n'est inné, ni acquis entre professionnels et le public. Initialement chacun embarque pour des raisons différentes.

Construire ses différences

 

L'organisation doit à la fois "prendre le temps d'aller vite" et se donner les moyens de construire ses différences. Comment ? En garantissant aux équipes des espaces d'expressions, de réflexion, de méditation et de pauses. Les professionnels doivent pouvoir ainsi, à des périodes régulières se recentrer sur l'ici et maintenant concernant par exemple : un processus de décision, la circulation de l'information, une organisation de travail, la qualité du climat et de l'ambiance... Ces espaces doivent s'organiser afin de permettre de porter une attention les uns aux autres et se poser certaines questions comme : "Qu'est-ce qui fonctionne bien depuis quatre mois ? De quoi sommes-nous fiers ? Quelles sont nos évolutions depuis notre dernière réunion et les objectifs fixés ?" Abordons les sujets de manière positives à partir de témoignages brefs et illustrés. Ils facilitent la progression. A l'inverse, seuls des constats resteront et renforceront les aspects négatifs.

"Ce n'est pas le doute qui rend fou mais la certitude" Friedrich Nietzsche

 

Prenons le temps de penser pour créer humainement. Qui nous oblige à l'inverse, à part nous-même ?

A celles et ceux qui affirment avec certitude que rien ne peut bouger, rappelons que pendant des siècles nos ancêtres possédaient la conviction certaine que la terre était non seulement plate mais aussi le centre de l'univers. Depuis, Copernic, Magellan et Galillée sont passés par là...

Petit traité sur le bien-être au travail

 

Vous trouverez sur cette page des extraits du petit traité

et pour lequel suivront des conférences publiques sur le sujet.

Feuilletez un extrait ci-dessous :

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